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Activités

1 - Introduction

2 - Grandes animations et sites culturels

3 - Activités économiques




1 - Introduction

Les Landes continuent d'être un des rares lieux en France vers lequel peuvent se diriger des gens aux envies très différentes. On peut s'y rendre pour un littoral encore préservé des abus immobiliers ou pour cavaler dans une forêt aux effluves toniques. D'autres encore pour des férias sans paillettes inutiles tandis que les plus paisibles ont repéré depuis longtemps les meilleures tables de Chalosse et du Marensin.

L'élégance raffinée d'Hossegor, la romanité souriante de Dax, le terroir gascon de Mont de Marsan et ses rivières, la Haute Lande vers laquelle on monte sans grimper, la Basse Lande qui lisse soudainement une côte encore dentelée cinq kilomètres avant. Les Landes ont leurs différences, et c'est un privilège rare que de pouvoir conjuguer un tel mot au pluriel !


Le littoral, ce sont 56 plages surveillées, depuis la côte sud jusqu' à la zone des grands lacs, Le cadre idéal pour la pratique de nombreuses activités : golf, équitation, tennis, pêche, baignade, bowling, sports nautiques (surf, planche à voile, canoë-kayak,...), randonnée, VTT (200 kilomètres de pistes cyclables), thalassothérapie, thermalisme, casino. Cette bande littorale offre des perspectives sans limites et les cyclistes s'en donnent à cœur joie. Les adeptes de loisirs nature, d'espaces de liberté, adoptent en masse les Landes, y reviennent inlassablement et on comprend pourquoi.

Le parc national régional, classé ainsi depuis 1970, recouvre la plus grande forêt de pins d'Europe. Une forêt voulue par l'homme dès le XIXème siècle pour offrir une certaine résistance à l'océan qui prend tous ses droits sur des plages infinies de sable fin. Avec la forêt, toute une culture : on a appris à dompter la nature au quotidien. Les échassiers ont pris de la hauteur pour voir plus loin et pour s'offrir de grandes enjambées, les résiniers ont su extraire la quintessence de l'écorce, les éleveurs de canards produisent le meilleur des foies.

L'arrière pays, lui, est une mosaïque de terres. Ceux qui n'imaginent que du sable dans les Landes n'ont qu'un tout petit bout de lorgnette braqué sur ce pays. La Chalosse n'est pas le Tursan, qui n'est pas le Bas Armagnac que les amateurs du breuvage disposent partout sur la planète des gourmets et des plus grandes tables au premier rang de leurs cépages favoris.

Il n'y a pas les Landes, il y a des Landes. Et c'est en y entrant qu'on va de découvertes en découvertes. Ce qui nous réunit les Landais en revanche, c'est un seul et même goût pour le bien vivre. On y mange encore très bien et pour pas très cher. Il y a des routiers, des relais perdus (pas pour tout le monde...) où le confit et les asperges peuvent sans fanfare agrémenter un plat du jour. Oui cela existe encore ! Mais il suffit de s'enfoncer un peu dans ce pays pour être surpris par une table toute simple, qui ne paie pas de mine. Curieux contraste de natures, humaines aussi, que ce voisinage immédiat de la mer et de la forêt. Sur des dizaines de kilomètres, sans l'urbanisation outrancière d'autres côtes, l'océan vient ainsi mouiller les pieds des premiers pins. C'est sans doute ce qui confère aux gens de l'intérieur ce penchant naturel pour les rencontres et les horizons nouveaux. Ici il y a toujours une histoire à partager avec l’autre. La proximité de l'Atlantique, qui a laissé ici où là de majestueuses flaques, a fait entrer pour toujours dans notre caractère l'idée que l'aventure et l'ailleurs ne sont jamais loin. Et si c'était la vraie raison de notre hospitalité légendaire ?



Voici les raisons pour lesquelles le sport est notre deuxième main. Dans les Landes, de tout temps à jamais, on a dû se déplacer sur des distances importantes d'un point à un autre et au quotidien. On mettait même des échasses pour faire de plus grandes enjambées. Pas surprenant qu'on trouve chez nous beaucoup de gars filiformes. La marche, la course faisaient partie de notre vie. L'esquive aussi, avec un nombre record d'arènes. Un record sûrement mondial du nombre d'arènes dans un département. Même en Espagne il n'y a pas pareille densité de plazas. C'est aussi ce qui explique que nous ayons quelques facilités pour éviter les bouchons...

Le rugby, malgré le rayonnement de personnalités, n'est pas pour autant le sport le plus pratiqué dans les Landes. Le premier de tous, en nombre de pratiquants, est le basket. En dehors de l'ovale qui fédère tous les Landais on peut parler d'ailleurs d'un partage des territoires entre la Chalosse vouée au basket et la Haute Lande qui commence à se pencher très fort vers le football. Proximité de Bordeaux oblige sans doute.

Indépendamment des sports de glisse et de nature, le vélo tient aussi une grande place, comme la pelote basque. Nous baignons dans l'amour du sport et le fait d'avoir à arpenter de grands espaces n'y est sans doute pas étranger. Autre conséquence du cadre dans lequel on évolue : on est résistant. Le Landais peut même avoir beaucoup de caractère. Demandez donc aux équipes de rugby s'il faisait bon se déplacer à Tyrosse, Hagetmau ou Soustons... Mais, pour être complet, le Landais n'est pas le dernier en troisième mi-temps non plus. Plus festif que lui tu meurs ! Au grand dam des entraîneurs qui oublient un peu trop ce qu'ils faisaient eux-mêmes après les matchs. Heureusement qu'en dehors du rugby professionnel, ces habitudes de fête ne sont pas près de se perdre...

Et puis il y a le bon air des Landes. Celui que des firmes de désodorisants vont jusqu'à enfermer dans des brumisateurs. Des résultats d'études ont montré que c’est la région de France la plus apte, en fonction de nombreux critères liés à la pratique de sport de haut niveau, dont la qualité de l'air, à recevoir un village olympique. L'air iodé vient se mêler à celui de la forêt de pins et ça donne un résultat formidable. Les Landes destinées un jour à l'installation d'un village olympique. C'est une preuve supplémentaire de la fusion de ce département avec la pratique naturelle de tous les sports.


Le thermalisme est l'ensemble des moyens médicaux, hygiéniques, hôteliers, hospitaliers et sociaux mis en œuvres pour l'utilisation thérapeutique des eaux de source.

Dax est la première ville thermale de France et est ouverte toute l'année. Le thermalisme de Dax combine des moyens médicaux, sociaux, sanitaires et d'accueil pour l'utilisation à des fins thérapeutiques d'agents naturels que sont les eaux minérales et les boues thermales.

Les produits thermaux :

Ce thermalisme utilise surtout deux grandes familles de produits : les eaux minérales et les boues thermales.

L'eau minérale de Dax est une eau sulfatée calcique et magnésienne. Naturellement chaude, elle convient particulièrement aux soins de rhumatologie. Sinon utilisée en boisson, ses propriétés diurétiques ont été mises en évidence.

Les péloïdes de Dax apparaissaient sur les bords de l'Adour dans des creux naturels où jaillissaient l'eau thermale. Dans ses cavités les malades venaient se plonger pour profiter des bienfaits de la boue ainsi formée. Le péloïde est une sorte de pâte à l'eau dont la base est l'eau thermale. A Dax, la maturation consiste à un séjour prolongé de six mois et plus, dans des bassins où le contact entre l'eau chaude et le limon de l'Adour est favorisé. La température de l'eau minérale (62,5 °C) empêche la pousse de végétaux supérieurs et favorise le développement d'une flore spécifique, constituée d'algues et de bactéries particulières.


L’histoire du thermalisme :

Louis IX a fait édifier un "bassin des ladres" à Ax-les-Thermes pour les croisés revenant malades de Palestine, mais il faut attendre les séjours de Louis XIII et de sa cour à Forges-les-Eaux, où les eaux ferrugineuses permettent le traitement des anémies, et le création de thermes militaires à Bourbonne-les-bains pour que l'intérêt des eaux de source dans le domaine de la santé soit compris.


La légende du thermalisme de Dax :

A l'époque des romains, un centurion qui vivait dans une garnison proche de Dax avait un chien. Ce chien était brave mais âgé et perclus de rhumatismes. Un jour, le centurion dut partir dans les sauvages montagnes ibériques. Son chien ne pouvant pas l'accompagner, il se résolut à le noyer dans l'Adour. L'hiver passé, la légion revint dans sa région. Le centurion était à cheval et vit un chien, son chien. Il ne comprenait pas comment son chien pouvait être là et en plus, il n'avait plus de rhumatismes. Son chien allait toujours dans la même direction et un jour il le suivit. Il trouva son chien allongé dans les boues chaudes qui entouraient une source thermale. Ces eaux devinrent vite célèbres et la fille de l'Empereur Auguste qui s'y soigna l'appela "Aquae Augustae" qui avec le temps se transforma en "Acqs" puis en "Dax".


Les Vins et Alcools landais :

Aujourd’hui, les principales régions de production, qui n'ont hélas plus l'importance d'hier, se trouvent en Chalosse, en Tursan, en Pays d'Orthe et en Bas armagnac. Le cru de Tursan, blanc, rouge et rosé, a obtenu en 1958, le classement VDQS pour ses vins. Les principaux cépages sont Tannat Bauchy, Sauvignon, Cabernet, Clairette, Maseng, Clavière, Claret et Raffiat. Ce sont tous des vins qui vieillissent bien et qui peuvent donc se conserver longtemps. Les Coteaux de Chalosse, avec les caves de Pouillon et de Mugron, donnent un vin de consommation courante à l'appellation de "Vin de Pays des Landes". Les vins des Coteaux d'Orthe ont leur cave à la coopérative d'Orthevielle.

Les vignobles situés à l'est des Landes sont principalement réservés à l'Armagnac. D’après ce que l’on dit, c'est la plus vieille eau-de-vie du monde. Sa commercialisation daterait du début du XVème siècle. Le vignoble de l'Armagnac s'étend sur les départements des Landes, du Gers et du Lot et Garonne. L'Armagnac est aussi utilisé pour confectionner des produits locaux comme le Floc de Gascogne et le Pousse-Rapière. Sans compter bien sûr les nombreux fruits à l'Armagnac, tels les pruneaux, les cerises, les marrons, ...

Si vous êtes amateur de bons vins, ne manquez pas de pousser un peu plus loin, dans les Pyrénées-Atlantiques, et venez goûter le merveilleux nectar de la Région du Jurançon. Vin connu depuis Henri II et particulièrement réputé, et si vous le pouvez aussi, les vins du Béarn vous montreront leur caractère bien trempé.

Le foie gras :

C'est à l'Egypte ancienne que remonterait le gavage des oies. Ce furent par la suite les Grecs, puis les Romains qui continuèrent cette pratique. Dans les Landes, la tradition remonte à fort longtemps, sans qu'il soit possible d'en préciser la date. Par le passé, la production de foie gras d'oies était plus importante que celle des canards, à ce jour la première tend à disparaître au bénéfice de la seconde. En effet, depuis une bonne vingtaine d'année, la production de canards gras a plus que quadruplé dans les Landes.

La filière du canard gras passe par plusieurs étapes : accouvage, élevage, gavage, abattage. Le foie se vend sous trois formes principales : entier, en bloc ou en mousse. Le canard gras offre aussi aux gourmets ses magrets et ses confits.

Voici quelques fabricants de foie gras sur Dax (Roger Junca) ou à l'extérieur (les établissements Labeyrie à Saint Geours de Maremne, la Ferme du Grand Castagnet à Pomarez, la Ferme Moulié à Brassempouy et la Ferme de Chanchon à Castets).


Les volailles :

Dans les Landes, la production intensive de maïs a provoqué le développement de l'élevage des animaux de basse-cour. En effet, depuis une bonne vingtaine d'années, la production a plus que quadruplé. Le poulet labellisé représente aussi, pour les éleveurs landais, un marché très important. Quelques groupements d'élevage de "Poulets en liberté" se sont créés. Un des plus importants, "Les fermiers Landais" vous permet de visiter un certain nombre d'élevages.

Les Landes se devaient aussi de ne pas prendre de retard sur les nouveaux marchés, comme celui, par exemple des Autruches dont la viande est très apprécié par les gourmets tant sous forme de steaks que sous forme de saucissons et de pâtés.

Voici quelques sites où il est possible d’en rencontrer : Ferme du Hauron à Gaujacq ou Landes autruches à Saint Lon les Mines ou Cauneille.

Autres spécialités landaises :

D’autres produits du terroir sont très réputés comme les asperges, les charcuteries de toutes sortes (boudin, saucisses, pâtés ...), la viande des boeufs de la Chalosse.

Les Landes sont aussi un pays de pêcheurs et de chasseurs qui vous apportent aussi leurs lots de poissons de mer et de rivière et de fruits de mer (huîtres, homards, crevettes, truites, saumons, pibales et caviar), ainsi qu'un très grand choix de gibiers (bécasses, cailles, canards sauvages, ortolans, palombes, perdreaux, lièvres, marcassins et chevreuils).



2 - Grandes animations et sites culturels

600 forains et 20 000 visiteurs se retrouvent chaque année à Suzan pour la St Michel, le 29 Septembre. Ils viennent de toute la France, de Haute Savoie, de Somme, des Vosges et de Bretagne. On y vend de tout : des habits, de la nourriture, des couteaux, des disques, des bâtons de marche, mais aussi des produits typiques de la région et des alentours.



Le site de Marquèze réunit les éléments les plus caractéristiques de la société agro-pastorale de la Grande Lande : mode de vie et organisation de l'espace pour les cultures et l'élevage. Le quartier est constitué de maisons et de dépendances posées au centre d'une vaste pelouse ombragée de chênes centenaires : l'airial. Là étaient regroupées trente à quarante personnes et une famille de meuniers tirant leur subsistance de la culture du seigle et du millet, des fruits du verger et du miel des ruchers, de l'élevage, de la volaille et des brebis, ainsi que de l'exploitation de la forêt. De grandes fêtes sont organisées à certaines périodes de l'année ; vous pourrez y découvrir notamment de nombreuses activités. Un petit train est à votre disposition pour vous balader dans ce site.



Découvrez la faune et la flore. Laissez-vous guider au fil de l'eau à travers une végétation constamment renouvelée au cours des saisons : osmondes, iris, hibiscus, cyprès, chauves, nénuphars,... se laissent découvrir au détour de chaque méandre. Après 1960, le tourisme prend de l'essor et la batellerie se modifie. Gemmeurs, étudiants, jeunes en manque d'emploi prennent le relais des pêcheurs, qui deviennent rares. Classé site protégé en 1932, le courant d'Huchet devient une réserve naturelle en 1982. La rivière se charge d'histoire et de passion et n'attend que votre présence pour se laisser découvrir et apprécier.



Chaque année se déroulent les célèbres fêtes de Dax. Du 11 au 16 août, Dax s'illumine pendant six jours et six nuits. Le matin les lève-tôt ont le plaisir d'assister au grand défilé et aux courses de vache. Les groupes folkloriques venus du monde entier inondent les rues de leurs couleurs et de leurs rythmes. Les rues sont animées par les bandas, ces groupes de musiciens qui font vivre les bars et les bodegas en attendant de boire un petit verre. Pendant ces fêtes le soir à 17h, les aficionados du Sud-Ouest (les passionnés de corridas) assistent aux corridas pour passer un après-midi agréable dans les arènes de Dax.

Le Festival Toros y Salsa marque la fin de la féria, le week-end du 8 au 10 septembre. Dans le parc Théodore Denis sont organisés de nombreuses activités : danses au rythme de la musique latino-américaine, corridas, concerts gratuits de Salsa.


« Les Landes : 370 000 habitants, 331 communes et plus de 100 arènes, de toutes tailles, bien sûr, comme les gobelets ! L'esprit feria dans les Landes, c'est un peu une scène du Cid : partir tout seul aux arènes et se retrouver à une trentaine de copains sans s'être surtout donné rendez-vous ; encercler une buvette, refaire le monde, trinquer à Paquirri ou à Rachou. Puis, vers 5 heures du mat, c'est devenir rimbaldien, se rouler dans le frais cresson bleu de sa voisine car le "festayre" landais se trompe souvent de querencia quand il veut rentrer chez lui rêvassant à la belle haut-landaise au parfum de sève de pin mêlé de fragrance océane qu'il a côtoyée sur un tendido et qu'il cherchera patiemment le lendemain près d'une banda ou à l'ombre d'un coche de cuadrilla. L'esprit feria, c'est se tutoyer d'emblée, se serrer franchement la main, c'est le Montois qui embrasse la Dacquoise, le fumet du magret qui fait honte à la merguez et, vers les dernières heures de la feria, c'est l'armagnac qui pleure dans son ballon ».



3 - Activités économiques

La création de la forêt landaise :

Elle a été créée à l'origine pour enrayer l'ensablement des Landes de Gascogne et assainir les marécages situés derrière la côte. La forêt landaise est récente, si on la compare à nos autres massifs forestiers. A la fin du XVIIème siècle, elle n'occupait même pas 100 000 ha et elle se composait surtout de pins et de taillis de chênes. En 1788, l'ingénieur des Ponts et Chaussées Brémontier dirigea des plantations systématiques de pins maritimes afin d'utiliser des terres improductives et arrêter la progression du sable. Pour fixer les dunes que le vent d'ouest poussait constamment, on imagina de semer des pins en même temps que des genêts, des ajoncs et des oyats dans des proportions bien définies. Sur un hectare, on semait un mélange de 18 kg de graines de pins, 3 kg de graines de genêts, 3 kg d'ajoncs et 3 kg d'oyats. Les racines de toutes ces plantes étaient suffisamment capables de retenir le sable. Les semis étaient protégés du vent et du sable par des branches mortes de pins, bruyère et genêts. Les genêts, se développant rapidement, constituaient un abri pour les petits pins qui pouvaient alors croître sans encombre. Ce procédé fut employé avec persévérance dans toute la région et rien qu'en 1867 on planta ainsi 80 000 ha. Vers 1880, environ 600 000 ha des Landes avaient été transformés en forêt. Par la suite, les forestiers ajoutèrent des chênes verts, des chênes lièges et des pins sylvestres aux pins maritimes. La forêt landaise finit par atteindre 1 million d'hectares. Elle occupe le département des Landes et le sud de la Gironde. De nos jours, la forêt de production, peuplée uniquement de pins maritimes, occupe 897 000 hectares sur les 1 166 000 hectares de la forêt de Gascogne. Le reste soit 269 000 hectares, est partagé entre la zone littorale de protection et une centaine de milliers d'hectares de chênes et d'essences diverses.



Les usages du pin :

Le plus ancien usage du pin est le gemmage. Parallèlement à la production de résine, le pin servait à l'époque à produire du bois de mine pour le soutènement des galeries souterraines dans les mines de charbon.

De nos jours, le pin maritime est utilisé pour son bois, dans la production de pâte à papier, cellulose, traverses de chemin de fer, caisses, parquets, panneaux de particules et poteaux télégraphiques. En outre, il donne sa résine. Peu à peu, les hommes ont doté la forêt landaise de tous les éléments nécessaires à son équilibre durable : sylviculture, scieries, papeteries, industrie de seconde transformation et les activités tertiaires. De nos jours, le pin n'est plus essentiellement exploité pour sa résine mais plutôt pour son bois.


Définition :

La résine naturelle est une substance organique liquide (ou semi-solide) qui durcit le plus souvent à l'air pour devenir cassante et molle. Elle brûle et exhale une odeur aromatique et s’avère être un très bon combustible pour allumer un feu de cheminé (car elle contient du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène). Les résines sont fabriquées par de nombreux conifères, notamment le pin. Pour récupérer les résines naturelles, des coupes sont effectuées dans l'écorce des arbres et les gouttelettes de résine sont recueillies dans des godets en terre cuite (dits localement "cutiots"). On classe les résines suivant leur viscosité : les résines dures, les résines oléagineuses (la térébenthine est la résine oléagineuse la plus utilisée) et les gommes-résines. Les résines sont utilisées pour apprêter le papier, dans la synthèse du savon, comme constituant de vernis et de peinture, pour enduire les crins des archets, comme crème pour chaussures et les cires.

La technique du gemmage autrefois :

Le gemmage est l'action de « blesser » un pin dans le but de récolter la résine, qui est la sève du pin.

Tout d'abord, on prépare les pins dès le mois de mars. Avec une hache, on enlève un peu d'écorce : on fait la carre (pour une haute carre on utilise un barrasquit). En un jour, on prépare 200 à 300 carres. Ce travail s'appelle l'espourgage : ETAPE 1. Ensuite, on enfonce à l’aide d’un crampoun un crampon (petite plaque de zinc) à la base de la carre pour canaliser la résine : cela s'appelle "temper". On place ensuite un cutiot sous le crampon pour pouvoir récolter la résine : ETAPE 2. La récolte de la résine débute fin mars. On commence alors les piques en enlevant des copeaux appelés gemmelles sur les carres avec un hapchot ; ce procédé se renouvelle tous les 4 jours : ETAPE 3. Entre temps, on récupère la résine dans les cutiots que l’on vide dans une couarte.

ETAPE 1
ETAPE 2
ETAPE 3



La technique du gemmage aujourd'hui :

La société Dérivée Résinique et Therpénique (D.R.T.) expérimente une nouvelle méthode de récolte de la gemme, sans que ce soit le retour au passé mais propose une avancée dans la technologie. Elle créée des produits à haute valeur ajoutée et laisse entrevoir un intéressant développement de la forêt d'aquitaine. La nouvelle méthode adaptée réduit l'évaporation importante de la composition liquide du produit récolté. Depuis 1932, la D.R.T. valorise la colophane et l'essence de térébenthine extraite de la résine du pin. Elle possède trois sites de production (Saint-Girons, Lesperon et Castets). Sa gamme de 250 produits intéressent plusieurs secteurs : industrie chimique, parfumerie, cosmétologie, pharmacie, colles, chewing-gum, hygiène. La résine sert aussi à renforcer le bois, imiter des nœuds. Cette méthode est employée quand la méthode traditionnelle en charpenterie s'avère soit impossible soit trop onéreuse. L'utilisation de la résine associée à un ferraillage acier peut s'appliquer pour différents cas de reprise : réparation en bout de poutre, réparation d'une poutre cassée ou fendue, renforcement d'un solivage, réparation des bois lamellés, collés, cassés ou déstructurés, renfort de pans de bois, et bien d'autres applications.


La culture du maïs s'est développée grâce à une terre et un climat adaptés à cette céréale dans le Sud Ouest. Sa commercialisation a pris de l'importance grâce à plusieurs grands groupes de productions. Cette céréale est la plus cultivée dans Les Landes.

La culture :

Pourquoi la culture du maïs a-t-elle pris tant d'ampleur dans le Sud Ouest ? Le maïs est une plante exigeante en eau, en chaleur et en espace. Les régions tempérées sont la limite de sa culture, puisqu'il réclame en période de croissance (4 mois environ) au moins 500 ml d'eau. Une irrigation rationnelle est souvent nécessaire au cours des mois de Juillet et d'Août. Le maïs s'adapte à tous les types de sols profonds, cependant il végète mieux dans les terres riches en matières organiques.


L'histoire :

On peut considérer cette céréale comme l'une des innombrables créations de l'homme, il faut l'attribuer à l'habileté des anciens Indiens du Guatemala. En effet, le maïs n'est pas une espèce naturelle et n'a pas toujours poussé sous son aspect actuel. Il dérive d'espèces sauvages qui ont été progressivement croisées, sélectionnées, avant de devenir ce qu'il est actuellement.

Le premier Européen qui vit cette plante fut Christophe Colomb. Elle constituait le principal aliment des indigènes d'Amérique centrale qui avaient élevé des temples en son honneur. Bientôt importé en Espagne, le maïs fut au milieu du XVIème siècle largement cultivé. On l'appelle souvent "turquet", blé de Turquie, blé d'Espagne ou blé de l'Inde, mais cela n’a rien à voir avec son origine.

La plante :

La tige de maïs peut mesurer jusqu'à 4,5 m. Elle est formée de nœuds et d'entre-nœuds, l'intérieur est plein (contrairement à la tige de blé par exemple). Elle contient les faisceaux qui transportent la lymphe et la substance sucrée qui, pendant les périodes de sécheresse, constituent une réserve de nourriture.

Vers la mi-Août, les étamines de la fleur mâle laissent échapper leurs pollens. Portés par le vent ou les insectes, ces grains de pollen se déposent sur les soies légèrement visqueuses qui sortent des fleurs femelles. Ces soies, ou stigmates, sont à l'extrémité des pistils, elles font pénétrer le grain de pollen jusqu'à l'ovule enfermé par l'ovaire de chacune des nombreuses fleurs femelles. Leur union ou fécondation, produit la graine. A partir de ce moment, l'épi de maïs se développe, les grains grossissent et durcissent pendant les semaines qui précèdent la récolte.

On distingue généralement 3 catégories de maïs : le "maïs consommation" qui sert à l’alimentation des animaux (porcs, volailles) et au gavage des oies pour l’obtention de foies gras, le "maïs doux" pour l'alimentation humaine et le "maïs semence".


L'asperge des Landes est le trésor des sables landais. Si elle est appréciée dès l’Antiquité, ce sont les romains qui sont les premiers à cultiver l’asperge, avant que Louis XIV, le Roi Soleil, n’en fasse l’un de ses légumes favoris. L'asperge est une plante « pérenne » dont la culture est mise en place pour une durée d'environ 10 ans. C’est un bourgeon (un turion) qui s’allonge, sous une butte de terre, vers la lumière. Environ 2 à 3 ans après la plantation, la phase de production commence. Produit très saisonnier, la récolte ne dure que quelques semaines de mars à juin et démarre dès que la température du sol atteint les 9 à 12° C.

Elle peut être blanche, violette ou verte selon la durée de son exposition à la lumière : la blanche est récoltée avant qu’elle ne sorte de terre, la violette quand elle a pointé à la surface et la verte lorsqu’elle est sortie de terre d’une quinzaine de centimètres.


Les asperges des Sables des Landes ont obtenu le label IGP (Indication Géographique protégée), reconnaissance officielle de leur spécificité. La vaste plaine sablonneuse des Landes de Gascogne, s'étend sur 1,4 millions d'hectares. Depuis le début du siècle, cette région est devenue le berceau de culture de l'Asperge des sables des Landes. La nature sableuse et donc légère et filtrante du terroir garantit une asperge sans amertume avec une faible fibrosité. Par ailleurs, le climat océanique, doux et humide, parfaitement adapté à la croissance des asperges, ainsi que le savoir-faire de nos producteurs, confèrent à l’asperge des Sables des Landes son goût unique et si raffiné.

L’asperge, riche en sel minéraux et vitamine, est un légume léger (25 calories pour 100 g), fin et tendre en bouche. Elle est reconnue pour ses vertus diététiques et est considérée comme diurétique (c'est-à-dire qu'elle stimule la sécrétion de l'urine). Elle permet de libérer l'excès d'eau dans le corps, de guérir les affections urinaires, ainsi que favoriser l'élimination des toxines par les urines. Cependant, comme l'asperge contient de « l'asparagine » (substance sulfurée d'acide diurétique) qui irrite les reins et la vessie, cela donne une odeur à l'urine, tout en l'éclaircissant. Elle a de nombreux avantages : elle protège contre le cancer, calme la toux, les catarrhes chroniques (inflammation des muqueuses), le cœur et les nerfs, rend facile la respiration, régularise la circulation sanguine, "combat" le diabète, et bien d'autres encore.


Il y a 30 ans, dans les Landes, sur les abords de l'Adour plus exactement, quelques producteurs croyaient au développement d'un kiwi français. Ils avaient raison... Cultivé au pied des Pyrénées par 350 producteurs, le kiwi de l'Adour est le seul kiwi à bénéficier de la certification officielle Label Rouge. Il tient sa qualité exceptionnelle du terroir landais : un sol naturellement riche et un climat océanique doux.

Ce bassin homogène, étiré dans un rayon de 15 km autour de l'Adour, à cheval sur les Landes et les Pyrénées Atlantiques, est devenu la terre d'élection du kiwi. Au pied des Pyrénées, les producteurs de l'Adour ont été les premiers à implanter la culture des kiwis, il y a 30 ans, sous l'impulsion d'un pionnier (H. PEDELUCQ). Aujourd'hui, cette production est devenue le symbole économique de la région pour plus de 350 producteurs passionnés. Avec 1/4 de la production nationale, les Pays de l'Adour représentent aujourd'hui le plus grand terroir kiwicole de France. Le succès de la démarche collective du kiwi des Pays de l'Adour repose sur une identité régionale forte, fondée sur un ensemble exceptionnel de conditions pédoclimatiques très favorables et une qualité gustative supérieure.

Le kiwi de l'Adour est le seul Kiwi à bénéficier de la double certification Label Rouge / IGP (Indication Géographique Protégée). Le Label Rouge est une certification officielle qui garantit que les Kiwis de l'Adour sont de qualité supérieure tant au niveau gustatif qu'au niveau des conditions de culture et de commercialisation. L'IGP garantit au consommateur une origine 100 % landaise. Il est cultivé avec soin et rigueur dans un microclimat idéal et cueilli à maturité optimale, il donc est plus sucré !

Il est sain, tonique, riche en fibres, vitamine C (94 mg pour 100 g) et en magnésium (27 mg pour 100 g).


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